Rencontre avec Fat Freddy's Drop

Dans le cadre de notre passage au Paléo Festival, une rencontre avec le groupe Néo-Zélandais, Fat Freddy's Drop avait été programmé.



On débute dans le journalisme de terrain, et partager 20 minutes avec certains de nos idoles, un peu la pression, on reste des passionnés de musique plus que des journalistes.
D'autant que notre niveau d'anglais n'est quand même pas digne d'un jeune diplômé d'Harvard. Jusqu'au collège de Thônes on prononçait « té en » à la fin des films et non « The End », ou pour nous « friends » se rapprochait plus d'un plat mangé à la cantoche le « friand » au frommage bien sûr.

Donc, on en menait pas large, faut bien le dire. Ensuite parce que ça a failli être Rock`n Roll point de vue timing. On dit bien failli : les attaché(e)s de presse ont été d`une efficacité redoutable, pour que finalement malgré le retard du groupe du à un bouchon sur les routes, notre interview puisse avoir lieu et Toby & Scott, respectivement trompette et sax du groupe déboulent tout sourire en mode à la cool. De quoi nous détendre.

Première interrogation en forme de question, on s`est toujours demandé pourquoi le reggae avait autant de succès dans leur pays, et pourquoi autant de groupes issus de la scéne néo-Z en étant inspiré, citons par exemple The Black Seeds ou Salmonela Dub.

Scott (le Sax) nous apprendra que le concert que Bob Marley donna en 1979 au Western Springs Stadium d`Auckland est en effet considéré comme ayant eu une influence considérable sur l`émergence du reggae en Nouvelle Zélande et comme ayant inspiré bon nombres d`artistes locaux. Euréka.

Suite de notre entretien, en mode tracklist:

– Votre collectif affiche une belle pluriculturalité (Samoans, Maoris, Européens) ; Quelle serait le courant musical représentant le mieux votre groupe ?
D'aprés Scott, sans qu`il y en est un en particulier, ce serait trop complexe, il met néanmoins en avant les 1ers groupe d'origine Indiennes (West Indian Band) des 70's qui en Angleterre ont commencé à mélanger des genres musicaux pour défricher des terrains encore inconnus.

– En tant que dignes représentants de la culture métissée de Nouvelle Zélande, quel en est votre dernier coup de coeur musical venant de chez vous?
Le groupe du nouveau projet de Ruben Neilson, « Unknown Mortal Orcherstra » nous répond Scott.

– Vous dites souvent que Wellington, la ville dont vous êtes originaires est très particulière en termes d`énergie. Après vous êtes produits dans près de 900 concerts à travers le monde, quelle ville se rapproche le plus de votre berceau natal et quelle track en serait emblématique ?
San Francisco , Quartier Haight ashbury
Sly and the Familly Stone; (You Caught Me) Smilling

– Vos titres naissent parfois au détour d`une idée ou d`un son dans le bus de tournée par exemple, puis sont repris et retravaillés par petites touches avec l`apport de chacun et jusqu`à ce qu`ils plaisent à tous et soient joués en public. Quelle est votre track qui a été la plus longue à créer ?
« Mother Mother » sur l'album Black Bird

– Il y a-t-il une chanson française, chanteur ou compositeur que vous connaissé ou respecté?
Scott met l'accent sur les compositeurs de musique de film des années 70 comme François de Roubaix ou Michel Legrand, aussi de la musique du film « La planète sauvage » de Alain Goraguer.

– On ne peut bien évidemment pas passer à côté de la chanson qui selon vous, incarne quelque chose de l`amour…
On regardait justement “20 feet from Stardom Documentary” en arrivant dans le bus, qui retrace l`histoire secrète des choristes qui se cachent derrières les plus grands succès planétaires, dont Tina Turner. Son titre, Proud Mary pourrait être une belle incarnation de l`amour.

– Quelle serait “the Track of the day”?
« Celle que nous jouerons ce soir pour la première fois en public »

On l'écoutera plus tard dans la nuit sur la scène des Arches, certains auront peut être suivi leur live en streaming sur internet.
Une heure c`est toujours trop court, surtout quand leurs morceaux font en moyenne dix minutes. Mais que ce soit en On ou Off, ils sont tout autant affables et généreux. C`est ce qu`on appelle de belles personnes.

www.fatfreddysdrop.com
Quelques articles écrits précédemment dans notre blog sur Fat Freddy's Drop: ici, et un dernier

Crédit photos: Paléo festival

Vous aimerez aussi :